L’Initiative pour les droits humains au Burundi

Le président Évariste Ndayishimiye (au centre), Alain Guillaume Bunyoni, Premier ministre (à droite), Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique (à gauche). © 2020 Privé
Le président Évariste Ndayishimiye (au centre), Alain Guillaume Bunyoni, Premier ministre (à droite), Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique (à gauche). ©  Privé

Mainmise sur l’avenir du Burundi

Dans une émission publique du , le président Évariste Ndayishimiye a annoncé que sa présidence allait inaugurer une nouvelle ère : « Nous avons dit au revoir au passé ... Dans le passé ... lorsqu’on était un fonctionnaire de l’État ... on emprisonnait comme on voulait. C’est fini ça. On est en démocratie (maintenant). »

Dans les premières semaines qui ont suivi les élections au mois de , il y avait des signes d’espoir. Les dirigeants du parti au pouvoir ont ordonné à leur ligue des jeunes, les Imbonerakure, de s’abstenir d’attaquer leurs opposants. Les exactions ont diminué, ce qui montre à quelle vitesse des améliorations peuvent être obtenues lorsque les ordres sont donnés par le parti au pouvoir. Mais à peine deux mois plus tard, les Imbonerakure sont retournés à leurs anciennes habitudes, arrêtant et battant des membres présumés de l’opposition.

Cette dynamique est décrite dans le nouveau rapport de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, « Mainmise sur l’avenir du Burundi », qui donne une vue d’ensemble de la situation politique et des droits humains au Burundi depuis les élections. Le rapport documente une série d’attaques meurtrières par des groupes armés en et , suivies d’une répression du gouvernement à l’encontre de collaborateurs présumés.

Le rapport décrit la domination des partisans de la ligne dure du parti au pouvoir dans le nouveau gouvernement et retrace le déclin du principal parti d’opposition, avec ses conséquences pour la démocratie au Burundi. Il met en lumière les contradictions dans les discours du président Ndayishimiye, ainsi que le fossé entre ses promesses et la réalité.

Certains des dirigeants qui ont orchestré la répression brutale au cours des années précédentes ont été promus à des postes élevés. Les principaux d’entre eux sont Alain Guillaume Bunyoni, Premier ministre, et Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique. Le rapport se penche sur leur passé, avec des exemples de crimes graves dont ils sont responsables.

Le rapport est disponible en français et en anglais. Un bref résumé est disponible en kirundi.