L’Initiative pour les droits humains au Burundi

L'ancien président Pierre Nkurunziza, 2017. © 2020 Privé
L'ancien président Pierre Nkurunziza, . ©  Privé

Une paix de façade, la peur au quotidien

Les dessous de la crise des droits humains au Burundi

Dans son rapport, « Une paix de façade, la peur au quotidien : Les dessous de la crise des droits humains au Burundi », l’Initiative pour les droits humains au Burundi révèle ce que le gouvernement du Burundi ne veut pas que vous sachiez : alors que le pays se dirige vers les élections en , la crise des droits humains continue.

Le parti au pouvoir a tenté de dissimuler des actes brutaux de violence politique, lors desquels des dizaines d’opposants au gouvernement ont été discrètement arrêtés, enlevés ou tués. Des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, se sont débarrassés de cadavres sous le couvert de la nuit et ils les ont enterrés parfois dans des cimetières, loin des lieux où les victimes ont été enlevées ou tuées.

Le gouvernement persiste à dire que la paix et la sécurité règnent dans le pays. Mais les Burundais savent la vérité : si vous vous opposez au gouvernement, vous risquez votre vie. La peur s’est imprégnée dans la population et le silence est devenu une forme de protection, comme l’a bien résumé un Burundais : « Regarde et tais-toi. Même si on viole, même si on tue ton frère, ne dis rien. »

Le rapport de l’IDHB met en lumière cette violence ainsi que ceux qui l’organisent, et analyse les enjeux politiques qui permettent aux auteurs de ces crimes d’agir en toute impunité. Alors que le Burundi se dirige vers les élections en , il existe une fenêtre d’opportunité pour agir. Les acteurs burundais et internationaux devraient profiter de ce moment pour prévenir une nouvelle escalade de la crise des droits humains au Burundi.

Le rapport intitulé « Une paix de façade, la peur au quotidien : Les dessous de la crise des droits humains au Burundi » est disponible en français et en anglais. Un résumé du rapport est disponible en kirundi.