L’Initiative pour les droits humains au Burundi
Le président Évariste Ndayishimiye (à gauche) aux côtés d’Alain Guillaume Bunyoni après son investiture en tant que Premier ministre le 24 juin 2020. © 2020 Privé
Le président Évariste Ndayishimiye (à gauche) aux côtés d’Alain Guillaume Bunyoni après son investiture en tant que Premier ministre le . ©  Privé

Un adversaire vaincu

Jusqu’où ira le président Ndayishimiye ?

En , le président Évariste Ndayishimiye a ordonné l’arrestation de son ancien Premier ministre, Alain Guillaume Bunyoni. Cette arrestation, ainsi que d’autres mesures prises par le président, semblent avoir redessiné la carte du pouvoir politique au sein du CNDD-FDD, le parti au pouvoir au Burundi.

Le nouveau rapport de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, « Un adversaire vaincu : jusqu’où ira le président Ndayishimiye ? », explore l’importance de l’arrestation de Bunyoni et la dynamique changeante au sein du CNDD-FDD. Il analyse également comment la volonté de Ndayishimiye d’agir de manière décisive contre les opposants au sein de son parti pourrait façonner l’orientation politique future du Burundi.

Le rapport examine si ces évolutions, ainsi que d’autres, pourraient aboutir à des réformes tant attendues en matière de droits humains ou simplement conduire à un réalignement politique alors que la répression de la dissidence se poursuit. L’objectif premier de Ndayishimiye semble être de consolider son pouvoir avant les élections législatives de et, surtout, l’élection présidentielle de .

À cette fin, Ndayishimiye a prononcé un discours vibrant devant la ligue des jeunes du CNDD-FDD, les Imbonerakure, en , lors de la Journée des Imbonerakure. Il a encouragé les Imbonerakure à continuer à défendre la sécurité du Burundi ainsi qu’à se concentrer sur le développement – une rupture avec ses précédentes directives dans lesquelles il soulignait que leur priorité devait être de développer le pays.

Enfin, le rapport explore la fracture au sein du principal parti d’opposition, le CNL, qui a entraîné la suspension par le gouvernement des activités de ce parti, avec des conséquences potentiellement graves pour le paysage démocratique au Burundi.

Le rapport est disponible en français et en anglais.