L’Initiative pour les droits humains au Burundi

Le président Évariste Ndayishimiye s’adresse aux prisonniers et aux invités lors de la grâce présidentielle à la prison de Mpimba, Bujumbura, le 26 avril 2021. © 2021 Privé
Le président Évariste Ndayishimiye s’adresse aux prisonniers et aux invités lors de la grâce présidentielle à la prison de Mpimba, Bujumbura, le . ©  Privé

Ndayishimiye un an après

A-t-il tenu ses promesses pour les droits humains ?

Le président Évariste Ndayishimiye a-t-il tenu ses promesses ? Certains Burundais signalent une diminution de la violence de la part de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, une répression de la corruption et un climat médiatique plus ouvert. Dans le même temps, le service de renseignement continue de torturer certains opposants politiques en toute impunité, et le système judiciaire est manipulé par des autorités du parti au pouvoir et du service de renseignement.

Le rapport de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, « Ndayishimiye un an après : a-t-il tenu ses promesses pour les droits humains ? », basé sur des entretiens menés auprès de Burundais dans cinq secteurs clés, explore les réalisations et les lacunes du président sur les problèmes de droits humains les plus urgents auxquels le pays est confronté.

Des policiers burundais assistent à une formation à Bujumbura en 2017. La police continue d’être impliquée dans de graves violations des droits humains, notamment dans la province de Rumonge, où des policiers ont abattu deux hommes et ont torturé des détenus en janvier 2021. © 2017 Privé
Des policiers burundais assistent à une formation à Bujumbura en . La police continue d’être impliquée dans de graves violations des droits humains, notamment dans la province de Rumonge, où des policiers ont abattu deux hommes et ont torturé des détenus en . ©  Privé

Rumonge : actes de torture et meurtres au nom de la sécurité

Égide Sindayigaya est décédé aux premières heures du dans un cachot de la police à Rumonge, après avoir été torturé par le service de renseignement. Dans le mois qui a précédé sa mort, deux personnes soupçonnées d’être des opposants armés et deux autorités locales ont été tuées à Rumonge, suite à des attaques par des groupes armés d’opposition fin . « Rumonge : actes de torture et meurtres au nom de la sécurité » documente ces événements – ainsi que des cas de torture fin et début  – et décrit les explications contradictoires du gouvernement sur ce qui s’est passé.

Le président Évariste Ndayishimiye (au centre), Alain Guillaume Bunyoni, Premier ministre (à droite), Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique (à gauche). © 2020 Privé
Le président Évariste Ndayishimiye (au centre), Alain Guillaume Bunyoni, Premier ministre (à droite), Gervais Ndirakobuca, ministre de l’Intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique (à gauche). ©  Privé

Mainmise sur l’avenir du Burundi

Après les élections de , il y avait des signes d’espoir au Burundi. Les dirigeants du parti au pouvoir ont ordonné à leur ligue des jeunes, les Imbonerakure, de s’abstenir d’attaquer leurs opposants et les exactions ont diminué. Mais après une série d’attaques meurtrières par des groupes armés, les Imbonerakure sont retournés à leurs anciennes habitudes. « Mainmise sur l’avenir du Burundi » documente la situation politique et des droits humains depuis les élections, y compris une répression à l’encontre de collaborateurs présumés de groupes armés. Il décrit la domination des partisans de la ligne dure du parti au pouvoir dans le nouveau gouvernement et se penche sur des crimes graves dans le passé dont ils sont responsables.