L’Initiative pour les droits humains au Burundi

Des policiers armés dans une rue de Bujumbura, janvier 2016. © 2016 Privé
Des policiers armés dans une rue de Bujumbura, . ©  Privé

Derrière les grilles

Recrudescence des cas de torture et de disparition

L’engagement du Burundi en faveur des droits humains semble être en train de s’écrouler. À la suite d’une série d’attaques armées, des dizaines d’opposants politiques ont été arrêtés arbitrairement, accusés de collaboration avec des groupes armés. Certains d’entre eux ont été détenus au secret et torturés au siège du Service national de renseignement à Bujumbura. Le nombre de disparitions forcées a également fortement augmenté.

Le rapport « Derrière les grilles : recrudescence des cas de torture et de disparition » documente cette évolution depuis et décrit le bilan violent de Moïse Arakaza, commissaire de police à Mugamba, province de Bururi, jusqu’en .

Le président Évariste Ndayishimiye s’adresse aux prisonniers et aux invités lors de la grâce présidentielle à la prison de Mpimba, Bujumbura, le 26 avril 2021. © 2021 Privé
Le président Évariste Ndayishimiye s’adresse aux prisonniers et aux invités lors de la grâce présidentielle à la prison de Mpimba, Bujumbura, le . ©  Privé

Ndayishimiye un an après

Le président Évariste Ndayishimiye a-t-il tenu ses promesses ? Certains Burundais signalent une diminution de la violence de la part de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, une répression de la corruption et un climat médiatique plus ouvert. Dans le même temps, le service de renseignement continue de torturer certains opposants politiques en toute impunité, et le système judiciaire est manipulé par des autorités du parti au pouvoir et du service de renseignement.

Le rapport de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, « Ndayishimiye un an après : a-t-il tenu ses promesses pour les droits humains ? », basé sur des entretiens menés auprès de Burundais dans cinq secteurs clés, explore les réalisations et les lacunes du président sur les problèmes de droits humains les plus urgents auxquels le pays est confronté.

Des policiers burundais assistent à une formation à Bujumbura en 2017. La police continue d’être impliquée dans de graves violations des droits humains, notamment dans la province de Rumonge, où des policiers ont abattu deux hommes et ont torturé des détenus en janvier 2021. © 2017 Privé
Des policiers burundais assistent à une formation à Bujumbura en . La police continue d’être impliquée dans de graves violations des droits humains, notamment dans la province de Rumonge, où des policiers ont abattu deux hommes et ont torturé des détenus en . ©  Privé

Rumonge : actes de torture et meurtres au nom de la sécurité

Égide Sindayigaya est décédé aux premières heures du dans un cachot de la police à Rumonge, après avoir été torturé par le service de renseignement. Dans le mois qui a précédé sa mort, deux personnes soupçonnées d’être des opposants armés et deux autorités locales ont été tuées à Rumonge, suite à des attaques par des groupes armés d’opposition fin . « Rumonge : actes de torture et meurtres au nom de la sécurité » documente ces événements – ainsi que des cas de torture fin et début  – et décrit les explications contradictoires du gouvernement sur ce qui s’est passé.